Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, monte au créneau pour défendre la création du poste de Vice-Président de la République. Dans une tribune publiée le 7 septembre 2026 dans The Guardian Post, le membre du gouvernement appelle à mettre fin aux controverses autour de cette réforme institutionnelle et réaffirme son soutien au président Paul Biya.
Une réforme assumée par le chef de l’État
Pour Paul Atanga Nji, la création du poste de Vice-Président constitue une initiative majeure destinée à améliorer le fonctionnement des institutions camerounaises. Il rappelle que le chef de l’État avait annoncé, lors de sa prestation de serment le 6 novembre 2025, sa volonté de soumettre au Parlement des réformes visant à adapter les institutions aux réalités du pays.
Le ministre souligne que les textes relatifs à cette réforme ont été présentés au Parlement puis adoptés à une large majorité avant leur promulgation. À ses yeux, les contestations actuelles autour du poste de Vice-Président sont donc « vaines ».
« Le chef de l’État connaît le Cameroun mieux que chacun d’entre nous »
Dans sa tribune, Atanga Nji défend également les prérogatives présidentielles. Il rappelle que, conformément à la Constitution, le chef de l’État dispose du pouvoir de nommer aux fonctions civiles et militaires et de mettre fin aux fonctions des personnes nommées.
« Il faut mettre fin à la chasse aux sorcières concernant le poste de Vice-Président », affirme-t-il, estimant que les débats actuels sont alimentés principalement par des acteurs de l’opposition et certains médias ou organisations de la société civile.
Le ministre va plus loin en déclarant que « quiconque prétend aimer le Cameroun davantage que le président Paul Biya est un charlatan », tout en appelant les Camerounais à soutenir les choix du chef de l’État.
Une longue défense du bilan de Paul Biya
Paul Atanga Nji revient également sur plusieurs épisodes de l’histoire politique du Cameroun depuis le début des années 1990. Il rappelle notamment son soutien aux réformes ayant accompagné le retour au multipartisme et revient longuement sur la question anglophone, rejetant les accusations de marginalisation des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Il critique par ailleurs les acteurs qu’il accuse d’avoir contribué à la crise anglophone et estime que ceux qui ont alimenté les revendications séparatistes devront répondre de leurs actes devant « Dieu et l’Histoire ».
« Paul Biya avait une fois de plus raison »
Pour Atanga Nji, la création du poste de Vice-Président s’inscrit dans la vision à long terme du chef de l’État. Il affirme que Paul Biya dispose d’une capacité d’anticipation supérieure à celle de nombreux responsables politiques et qu’il aurait souvent raison avant que les autres ne perçoivent les enjeux.
Le ministre conclut sa tribune par un appel à soutenir le président de la République, estimant que son expérience et sa connaissance du Cameroun doivent primer sur les critiques formulées autour de la nouvelle architecture institutionnelle.
La création du poste de Vice-Président apparaît ainsi comme l’un des enjeux majeurs de la nouvelle configuration institutionnelle défendue par le pouvoir, tandis que l’opposition continue d’interroger ses implications politiques et constitutionnelles.

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