Le décès de Moukoko Essoe Ozanne, 11 ans et 11 mois, survenu le 18 septembre après un malaise au collège De La Salle à Douala, suscite une vive émotion. Alors que plusieurs versions circulent sur les circonstances du drame, la famille réclame une enquête indépendante et transparente. À ce stade, aucune cause officielle du décès n’a été publiquement établie.
L’émotion reste vive au collège De La Salle, à Akwa, à Douala.
Vendredi 18 septembre, Moukoko Essoe Ozanne, élève en classe de 5e A, a été prise en charge après avoir été retrouvée dans l’enceinte de l’établissement. Transportée à l’hôpital Laquintinie, elle y est décédée.
Depuis, les interrogations se multiplient.
La famille de la jeune fille affirme qu’elle se trouvait normalement à l’école au moment des faits et demande désormais aux autorités de déterminer précisément ce qui s’est passé. Dans une lettre rendue publique, ses proches réclament une enquête « indépendante, sérieuse et transparente », ainsi que la communication officielle de ses conclusions.
Plusieurs versions, une même question : que s’est-il passé ?
Les informations recueillies auprès de différents acteurs ne permettent pas encore d’établir une chronologie définitive.
Selon une responsable de l’établissement citée par la presse locale, l’élève aurait été retrouvée inconsciente dans les toilettes après l’alerte donnée par d’autres élèves. L’infirmière de l’école serait alors intervenue avant son transfert à Laquintinie, où le décès aurait été constaté.
De son côté, la direction de l’établissement a évoqué un malaise ayant nécessité une évacuation médicale.
Ces récits devront désormais être confrontés aux éléments matériels de l’enquête.
Des accusations graves circulent, mais restent à établir
L’affaire a pris une dimension particulière après la circulation de témoignages faisant état de possibles violences sexuelles et de la présence supposée de substances dans l’organisme de l’enfant.
Certains médias ont relayé ces affirmations, tandis que des représentants de parents ont contesté ou relativisé certaines informations circulant sur les réseaux sociaux. Une source de presse camerounaise rapporte notamment que des informations concernant deux affaires distinctes auraient pu être confondues dans les échanges publics.
À ce stade, ces accusations ne peuvent donc pas être présentées comme des faits établis.
La détermination de la cause médicale du décès et l’établissement d’éventuelles violences relèvent des investigations médico-légales et judiciaires.
Les images de vidéosurveillance au cœur des interrogations
La question de la vidéosurveillance pourrait également être déterminante.
Selon des éléments rapportés après une réunion avec les parents, une caméra serait orientée vers la zone des toilettes concernée. Si les images ont été conservées et sont exploitables, elles pourraient permettre de reconstituer une partie de la chronologie : déplacements de l’élève, personnes présentes, moment de l’alerte et interventions qui ont suivi.
La question de savoir si ces images existent, si elles couvrent effectivement la zone concernée et si elles ont été remises aux enquêteurs devra donc être éclaircie.
La colère des parents
Lundi 21 septembre, plusieurs parents se sont rassemblés devant l’établissement pour demander des explications.
Une réunion a été organisée avec des responsables de l’école et des autorités éducatives. Les discussions n’ont toutefois pas permis de dissiper toutes les interrogations, tandis que les autorités ont indiqué que l’affaire faisait l’objet d’investigations.
Pour les familles, l’enjeu dépasse désormais le seul cas d’Ozanne : il concerne la sécurité des enfants confiés chaque jour aux établissements scolaires.
La famille veut connaître la vérité
Dans son appel public, la famille Moukoko insiste sur le fait qu’elle ne cherche pas la polémique.
Elle demande que les circonstances exactes du décès soient établies, que d’éventuelles responsabilités soient identifiées et que les résultats de l’enquête lui soient officiellement communiqués.
Cette demande intervient alors que l’opinion publique est confrontée à une succession de récits contradictoires, parfois particulièrement graves, dont certains ne sont pas encore corroborés par les autorités judiciaires.
L’enquête devra départager les faits des rumeurs
Pour l’heure, plusieurs questions restent ouvertes : que s’est-il exactement passé dans l’établissement ? À quel moment l’élève a-t-elle été retrouvée inconsciente ? Qui était présent ? Quelle a été la chronologie exacte de sa prise en charge ? Que révèlent les éventuelles images de vidéosurveillance ? Et surtout, quelle est la cause médicale de son décès ?
Ce sont les investigations qui devront apporter les réponses.
En attendant, la prudence s’impose face aux accusations qui circulent. Le décès de Moukoko Essoe Ozanne est établi ; ses circonstances précises et les éventuelles responsabilités, elles, restent à déterminer.
Pour une famille qui a perdu une enfant de 11 ans, l’enjeu est désormais simple : comprendre ce qui s’est passé et obtenir des réponses documentées.

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