La première pierre du Kempinski Shekinah Palace a été posée vendredi 25 septembre à Bonanjo par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, représentant personnel du président Paul Biya. Autour de lui, plusieurs membres du gouvernement, autorités administratives, personnalités traditionnelles et acteurs du secteur privé ont pris part au lancement de ce projet hôtelier et immobilier évalué à 220 milliards de FCFA.
À Bonanjo, une nouvelle page s’écrit dans le paysage hôtelier de Douala. Vendredi 25 septembre, le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, a officiellement posé la première pierre du Kempinski Shekinah Palace Douala-Bonanjo, au nom du président de la République, Paul Biya.
Le chef du gouvernement avait été désigné représentant personnel du chef de l’État pour cette cérémonie placée sous très haut patronage présidentiel. Une présence qui donne une forte dimension institutionnelle au lancement de ce chantier porté par l’homme d’affaires camerounais Rodolphe Simo Kam, président-directeur général d’All Luxury Suites Group (ALS Group).
Un parterre officiel et économique
Pour cette cérémonie, le Premier ministre était entouré de plusieurs membres du gouvernement et de responsables administratifs de la région du Littoral.
Parmi les personnalités présentes figurait notamment Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, gouverneur de la région du Littoral, qui accompagne régulièrement les grands projets structurants engagés dans la région. Le cortège gouvernemental comptait également des membres du gouvernement mobilisés autour de la visite de travail du Premier ministre dans le Littoral.
La veille, lors de sa tournée sur plusieurs chantiers de la région, Joseph Dion Ngute avait notamment été accompagné du ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, du ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhé, ainsi que du gouverneur Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.
La cérémonie de Bonanjo a également réuni des personnalités du monde économique et financier. Abakal Mahamat, administrateur-directeur général de BGFIBank Cameroun, a notamment pris part à l’événement, aux côtés des dirigeants d’ALS Group, des représentants de Kempinski, de personnalités traditionnelles et de nombreux partenaires et invités.
Cette forte présence institutionnelle et économique souligne l’importance accordée à ce projet, présenté comme l’un des investissements privés les plus ambitieux actuellement engagés dans la capitale économique.
220 milliards de FCFA pour un complexe hors normes
Développé sur près de deux hectares, le Kempinski Shekinah Palace doit dépasser le simple cadre d’un hôtel de luxe.
Le complexe prévoit 214 chambres et suites, 35 appartements hôteliers, environ 17 000 m² de bureaux de Grade A, ainsi que des espaces commerciaux, des restaurants, des bars, une galerie d’art et des infrastructures dédiées aux conférences et au bien-être.
Une salle de conférence modulable pouvant accueillir jusqu’à 2 000 personnes doit notamment permettre à Douala de renforcer son offre pour les grands rendez-vous professionnels et internationaux.
Le programme prévoit également une tour de 27 étages culminant à environ 100 mètres, ainsi que des espaces de loisirs et de remise en forme.
Le coût prévisionnel annoncé atteint 220 milliards de FCFA. Le montage financier communiqué par le promoteur repose sur une combinaison de fonds propres privés et d’emprunts, avec notamment la participation annoncée de partenaires financiers comme la BDEAC, Afreximbank et BGFIBank.
Kempinski pour porter l’ambition internationale
L’exploitation du futur complexe doit être assurée par Kempinski Hotels, groupe international spécialisé dans l’hôtellerie de luxe.
Pour ALS Group, ce partenariat doit permettre au projet de se positionner sur un marché international particulièrement exigeant : clientèle d’affaires, investisseurs, touristes haut de gamme et organisateurs de conférences et de grands événements.
Le choix de Bonanjo n’est pas anodin. Le site se trouve au cœur du quartier administratif et des affaires de Douala, à proximité des principaux centres économiques de la capitale et des grandes infrastructures de transport.
36 mois pour passer du projet au chantier
La pose de la première pierre marque désormais le passage officiel de la phase d’études à celle de réalisation.
Le calendrier annoncé prévoit 36 mois de travaux, dont 31 mois consacrés à la construction et cinq mois à l’équipement. La mise en service est envisagée à l’horizon 2029.
Le chantier doit être réalisé par China Machinery Engineering Corporation (CMEC).
Le projet est toutefois loin d’être né en 2026. Les études de faisabilité avaient commencé en 2019, avant l’obtention du permis de bâtir en décembre 2022 et la poursuite des études techniques et financières.
Des milliers d’emplois annoncés
ALS Group met également en avant l’impact attendu sur l’emploi.
Environ 3 000 emplois sont annoncés pendant la phase de construction. À terme, le promoteur table sur environ 4 000 emplois directs et indirects pendant l’exploitation du complexe.
Le projet prévoit par ailleurs la création annoncée d’une école internationale consacrée aux métiers de l’hôtellerie de luxe, en partenariat avec Kempinski.
Une manière pour les promoteurs de faire du complexe non seulement une infrastructure d’accueil, mais également un outil de formation et de développement des compétences locales.
Douala veut renforcer son statut de capitale économique
À travers ce projet, c’est aussi la capacité de Douala à accueillir davantage de rencontres internationales qui est en jeu.
Avec ses espaces de conférence, ses bureaux, ses commerces et son hôtel haut de gamme, le Kempinski Shekinah Palace entend répondre à une demande croissante de services destinés aux entreprises, aux investisseurs et aux grandes délégations.
Le projet s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large d’attractivité de la capitale économique.
Pour les autorités comme pour le promoteur, le défi est désormais de transformer cette ambition en réalité dans les délais annoncés.
Une cérémonie qui ouvre une nouvelle séquence
En présence du Premier ministre Joseph Dion Ngute, représentant du président Paul Biya, de plusieurs membres du gouvernement, du gouverneur Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, de responsables économiques et financiers comme Abakal Mahamat, ainsi que des promoteurs et partenaires du projet, la pose de la première pierre a donné une dimension officielle à un chantier mûri depuis plusieurs années.
Porté par Rodolphe Simo Kam à travers ALS Group et destiné à être exploité sous l’enseigne Kempinski, le complexe représente un investissement annoncé de 220 milliards de FCFA.
Désormais, le compte à rebours est lancé.
À Bonanjo, la première pierre est posée. Reste maintenant à transformer le pari de 220 milliards de FCFA en l’un des nouveaux emblèmes de la capitale économique camerounaise.

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