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Mort d’Édouard Balladur : disparition d’une figure majeure de la Ve République

Actualité - Mort d’Édouard Balladur : disparition d’une figure majeure de la Ve République
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L’ancien Premier ministre Édouard Balladur est décédé le lundi 31 août 2026 à Paris, à l’âge de 97 ans, a annoncé sa famille à l’AFP. Sa mort survient quelques mois après le décès de son épouse, Marie-Josèphe Balladur, survenu fin 2025. Conformément aux souhaits transmis par ses proches, il n'y aura pas d'hommage national et ses obsèques se tiendront dans la plus stricte intimité familiale. Né à Izmir (Turquie) en 1929 dans une famille d’origine arménienne, Édouard Balladur aura marqué plus de trente ans de vie politique française. Haut fonctionnaire formé à l'ENA et conseiller d'État, il fait ses premières armes au cœur du pouvoir sous la présidence de Georges Pompidou, dont il devient le secrétaire général à l’Élysée jusqu'à la mort de ce dernier en 1974.

Proche collaborateur de Jacques Chirac lors de la fondation du RPR, il est nommé ministre de l'Économie, des Finances et de la Privatisation de 1986 à 1988 dans le gouvernement de première cohabitation sous François Mitterrand. Il y orchestre un vaste programme de dérégulation financière et de restructuration du secteur public. En mars 1993, à la suite de la victoire de la droite aux élections législatives, il est nommé Premier ministre par François Mitterrand. À la tête du gouvernement de la deuxième cohabitation, il conduit plusieurs réformes majeures de l'économie et des retraites, prônant une méthode axée sur la modération et la recherche de consensus. Sa popularité à Matignon le pousse à se porter candidat à l'élection présidentielle de 1995 contre Jacques Chirac. Cette candidature dissidente provoque une fracture profonde et durable au sein de la droite gaulliste. Éliminé dès le premier tour avec 18,58 % des voix, Édouard Balladur quitte Matignon au mois de mai suivant.

Bien qu’il se soit ensuite retiré du premier plan de la scène politique, il est resté député de Paris jusqu'en 2007 et président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui avait été l’un de ses plus fidèles soutiens en 1995, il préside en 2007 le comité de réflexion sur la réforme des institutions.

Les responsables politiques de tous horizons ont salué dès l'annonce de son décès la mémoire d'un homme d'État chevronné, marqué par le sens des institutions et le goût du service public.

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