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UN CHIRURGIEN DANS LA LIGNE DE MIRE DE SES ANCIENNES PATIENTES

Actualité - UN CHIRURGIEN DANS LA LIGNE DE MIRE DE SES ANCIENNES PATIENTES
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Face à la multiplication de chirurgies esthétiques aux conséquences désastreuses, un collectif de victimes brise le silence. Douze plaintes visent désormais un praticien installé à Bayonne.

« La peau commençait à mourir. » C'est par ce témoignage glaçant qu'une ancienne patiente résume le calvaire vécu après être passée entre les mains d'un chirurgien esthétique de Bayonne. Comme elle, au moins douze femmes ont décidé de ne plus se taire et d'unir leurs voix en déposant plainte contre le praticien. Ce qui devait être une intervention esthétique s'est transformé en traumatisme physique et psychologique pour ces patientes aux parcours très divers. Au lieu des résultats promus lors des consultations, plusieurs d'entre elles se retrouvent confrontées à de lourdes complications : cicatrices persistantes, asymétries prononcées, déformations anatomiques ou encore nécroses cutanées — des tissus vivants qui finissent par mourir prématurément suite à des problèmes de vascularisation lors de l'opération.

Au-delà de la douleur physique et des dommages corporels subis, les plaignantes dénoncent également l'attitude du médecin après les interventions. Elles font état de rendez-vous de suivi annulés, de messages de détresse laissés sans réponse et d'une prise en charge des complications jugée trop tardive ou banalisée par le cabinet.

Face au nombre croissant de témoignages similaires constatés par les victimes, la démarche s'est structurée collectivement. Les plaignantes réclament aujourd'hui des comptes sur le plan judiciaire et réclament des réponses de la part des autorités médicales. L'enjeu porte désormais sur l'action de l'Ordre des médecins. Alors que l'instruction des plaintes suit son cours, les victimes s'interrogent sur les mesures disciplinaires qui seront appliquées et demandent de savoir si le praticien sera autorisé à continuer d'exercer pendant les investigations.

Pour ces femmes, la priorité reste désormais l'accès à des soins réparateurs lourds, indispensables pour tenter de corriger des séquelles physiques qui ont bouleversé leur quotidien.

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