La polémique autour de la Bourse nationale des déchets (BND) se poursuit. Après les réserves exprimées par le Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) concernant l’application de la circulaire du 12 février 2026, la direction de la BND défend un dispositif présenté comme un outil de modernisation et de traçabilité des déchets.
Selon un responsable de la BND, la plateforme ne crée pas de nouvelles obligations pour les entreprises, mais numérise un processus de traçabilité qui existait déjà sous format papier. La Bourse affirme ainsi vouloir faciliter le suivi des déchets depuis leur lieu de production jusqu’à leur destination finale.
Structurer un marché encore informel
La BND entend également mettre en relation les producteurs de déchets avec les opérateurs spécialisés dans leur collecte, leur transformation et leur recyclage. L’objectif affiché est de mieux organiser les filières de valorisation et de favoriser le développement de l’économie circulaire au Cameroun.
La plateforme doit par ailleurs permettre de disposer de données plus précises sur les volumes et les catégories de déchets produits dans le pays. Ces informations pourraient contribuer à mieux orienter les investissements dans le secteur du recyclage.
Un débat sur l’application du dispositif
Pour la BND, il s’agit donc davantage d’une réforme des mécanismes existants que de la création d’un nouveau marché. Le principal enjeu reste désormais de clarifier l’articulation entre les orientations gouvernementales, le cadre réglementaire et les préoccupations exprimées par le patronat.
Au-delà de la controverse, la BND défend une ambition : faire du déchet non plus seulement un problème d’assainissement, mais également une ressource économique valorisable.

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