Une enquête publiée par Mediapart attribue au président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, une série d'écrits et de messages à caractère antisémite et complotiste remontant à l'été 2013, époque où il était jeune militant.
Selon les documents et témoignages exhumés par le journal d'investigation, le dirigeant frontiste aurait notamment évoqué « la soumission de la France à une logique sioniste », affirmé que « sionisme et domination bancaire sont liés », ou encore prétendu que certaines personnalités politiques cherchaient à « venger Moïse ». Face à ces révélations, Jordan Bardella a immédiatement contesté l'authenticité des pièces présentées :
- Démenti formel : Le président du RN a affirmé sur ses réseaux sociaux qu'il s'agissait de « faux grossiers » et de « propos délirants » qui ne lui appartiennent pas.
- Contestation du calendrier : Il souligne qu'à l'été 2013, il n'était pas encore un militant actif au sein du Front national et qu'il était mineur.
- Action en justice : Son conseil a annoncé le dépôt d'une plainte pour diffamation ainsi que pour faux et usage de faux.
- Soutien du parti : Marine Le Pen a dénoncé une « barbouzerie dont Mediapart a le secret », tandis que Jordan Bardella a évoqué une manœuvre menée par « des fanatiques d'extrême gauche » visant à « tuer [sa] carrière politique ».
De son côté, l'équipe d'investigation de Mediapart maintient l'intégralité de ses informations et indique s'appuyer sur des éléments authentifiés au cours de son travail d'enquête.

Azerty Qwerty - 11 Oct 2026 à 19:16
Vivement son downfall