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Politique

Un rapport accable le Hamas pour des « violences sexuelles systématiques »

Actualité -  Un rapport accable le Hamas pour des « violences sexuelles systématiques »
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De nouveaux rapports d'enquête, publiés en mai 2026, viennent étoffer les accusations de crimes sexuels de masse commis lors des attaques menées par le Hamas et d'autres groupes armés palestiniens en Israël. Ces documents décrivent une stratégie délibérée de terreur.

Deux ans après les attaques dévastatrices du 7 octobre 2023, la lumière continue de se faire sur l'ampleur des exactions commises. Selon les conclusions d’une commission d'enquête civile indépendante publiées cette semaine, le Hamas et ses alliés ne se sont pas seulement rendus coupables de massacres, mais ont utilisé les violences sexuelles comme une « composante centrale » et « systématique » de leur assaut.

Le rapport, fort de plus de 300 pages, s’appuie sur l'analyse de 1 800 heures de vidéos, 10 000 photographies et plus de 400 témoignages de survivants, de secouristes et d'otages libérés. Ces actes n'étaient pas des débordements isolés mais une “véritable stratégie de guerre”.

L'enquête documente 13 schémas distincts de violences, incluant :

  •  Des viols individuels et collectifs d'une extrême brutalité.
  •  Des mutilations génitales pratiquées sur des victimes de tous âges.
  •  L’utilisation de la nudité forcée et de la torture sexuelle comme outils d'humiliation.
  • Des actes de violence filmés par les assaillants pour être diffusés, augmentant le traumatisme des familles.

Ces nouvelles révélations s'ajoutent aux travaux déjà menés par les Nations Unies. En juillet 2025, le Hamas avait officiellement été ajouté à la « liste noire » de l'ONU concernant les violences sexuelles en zone de conflit. Les témoignages récents de captifs libérés confirment des cas de torture sexualisée prolongée durant leur détention dans les tunnels de l'enclave. Pour les juristes internationaux, la nature répétée et coordonnée de ces crimes sur plusieurs sites permet de les qualifier non seulement de crimes de guerre, mais aussi de crimes contre l'humanité.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), a d'ailleurs intégré ces accusations dans ses demandes de mandats d'arrêt contre les hauts dirigeants du Hamas, soulignant que le viol et d'autres formes de violence sexuelle sont des éléments clés des poursuites engagées.

De son côté, le Hamas continue de rejeter catégoriquement ces accusations, les qualifiant de « propagande » visant à diaboliser la résistance palestinienne. Cependant, l'accumulation de preuves techniques et les témoignages concordants de victimes directes rendent ce déni de plus en plus difficile à soutenir face à la communauté internationale.

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