Panier

  • Votre panier est vide
Info

Cameroun : une affaire présumée de détournement de carburant secoue la DGSN

Actualité - Cameroun : une affaire présumée de détournement de carburant secoue la DGSN
Email : 5219

Une quarantaine de personnes, dont des responsables et des agents de police ainsi que des civils, auraient été déférées à la prison centrale de Kondengui dans la nuit du 9 au 10 octobre 2026. Au cœur de l’enquête : des soupçons de malversations dans la gestion du carburant à la Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN).

Une importante affaire présumée de détournement de carburant secoue la DGSN au Cameroun. Selon les informations communiquées, le préjudice potentiel serait évalué à environ 21 milliards de FCFA, tandis que certains documents évoqueraient des prélèvements portant sur un volume global de 22,7 millions de litres de carburant.

L’enquête porte notamment sur la gestion des soutes à carburant et des bons de carburant destinés aux services de police. Une cinquantaine de fonctionnaires auraient été entendus dans le cadre des investigations, avant que plusieurs personnes ne soient présentées devant le Tribunal criminel spécial (TCS).

Parmi les personnes citées figure Tossom Benoît Pompidou, officier de police principal et chef de service adjoint des carburants et lubrifiants à la DGSN. Des agents affectés aux soutes de Yaoundé, Soa, Bamenda, Garoua et du Littoral figurent également dans la liste communiquée, aux côtés de civils exerçant notamment comme chauffeur, tôlier ou comptable.

Des interrogations sur la gestion des réserves

Les investigations porteraient sur des prélèvements effectués sur des réserves stratégiques de carburant, notamment dans le circuit impliquant la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP). Elles soulèveraient également des questions sur les autorisations requises, les procédures de contrôle et le jaugeage des stocks.

Les personnes concernées seraient poursuivies pour des faits présumés de détournement de biens publics et de blanchiment de capitaux. Toutefois, les accusations rapportées ne constituent pas une preuve de culpabilité : celle-ci devra être établie dans le cadre de la procédure judiciaire.

Cette affaire pourrait mettre en lumière d’importantes failles dans le dispositif de gestion et de contrôle des approvisionnements en carburant au sein de la police camerounaise.


 

Articles similaires

0 commentaire

Vous devez vous pour laisser un commentaire.