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États-Unis : l’exécution de l’auteur de la tuerie de Fort Hood sera transmise en direct

Actualité - États-Unis : l’exécution de l’auteur de la tuerie de Fort Hood sera transmise en direct
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L’armée américaine a confirmé la mise à mort programmée de Nidal Malik Hasan par peloton d’exécution. Le Pentagone prévoit une retransmission en direct, une première publique aux États-Unis depuis près d'un siècle.

Une décision sans précédent dans l'histoire moderne de la justice militaire américaine. Le département de la Défense a annoncé la programmation de l'exécution de Nidal Malik Hasan pour le 3 décembre prochain à la base militaire de Fort Hood, au Texas. Cet ancien psychiatre et major de l’US Army avait perpétré une fusillade le 5 novembre 2009 sur cette même base, abattant 13 personnes et en blessant plus de 30 autres. Condamné à la peine capitale par une cour martiale en 2013, le détenu sera exécuté par un peloton d’exécution. Mais c’est l’annonce faite par le Pentagone qui suscite une immense vague de réactions : la mise à mort sera retransmise en direct via un flux d'actualité.

Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a justifié ce choix en affirmant vouloir garantir la publicité de la sentence afin de marquer les esprits et d'en faire un exemple dissuasif. « Nous ferons en sorte que le public puisse y assister », a-t-il déclaré. Aux États-Unis, la dernière exécution publique remplace à 1936, lorsqu’une pendaison s'était déroulée devant des milliers de spectateurs dans le Kentucky. La seule retransmission en circuit fermé d'une exécution fédérale majeure remontait jusqu’ici à 2001, lors de la mise à mort de Timothy McVeigh, l’auteur de l'attentat d'Oklahoma City, réservée exclusivement aux victimes et à leurs proches.

Cette annonce soulève une vive polémique, tant sur le plan éthique que juridique. L’ONU a rapidement réagi en dénonçant une initiative s'apparentant à une forme de « traitement cruel et dégradant », tandis que plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une dérive vers le « spectacle macabre ». Sur le plan légal, des experts en droit militaire rappellent qu'aucun cadre réglementaire précis n’encadre à ce jour la diffusion grand public d’une exécution sur Internet. Les avocats de la défense pourraient déposer un recours devant les tribunaux civils (requête en habeas corpus), ce qui risquerait de suspendre la procédure et de repousser l'échéance du 3 décembre.

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