En Guinée équatoriale, l’affaire impliquant Baltasar Ebang Engonga, surnommé « Bello », continue de secouer les sphères du pouvoir. Ancien haut responsable de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), il est actuellement détenu à la prison de Black Beach à Malabo dans le cadre d’une affaire mêlant accusations de détournement de fonds et scandale sexuel à forte résonance politique.
La diffusion de vidéos intimes attribuées à « Bello » a provoqué une véritable onde de choc dans le pays. Certaines femmes apparaissant dans ces séquences seraient proches de personnalités influentes du régime, voire liées au cercle présidentiel de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
Au-delà du scandale moral, cette affaire révèle surtout des tensions internes au sein du pouvoir équato-guinéen. Selon plusieurs observateurs, des divergences seraient apparues entre différents clans autour du traitement réservé à Baltasar Ebang Engonga. Certains proches du régime plaideraient pour une forme d’apaisement afin de limiter l’impact politique et médiatique du dossier, tandis que d’autres défendraient une ligne de fermeté pour éviter toute accusation d’impunité.
Pour plusieurs analystes, cette affaire pourrait également traduire des luttes d’influence plus profondes dans un contexte marqué par les enjeux de succession au sommet de l’État après plusieurs décennies de règne du même cercle familial.
Toujours incarcéré à la prison de Black Beach, Baltasar Ebang Engonga demeure ainsi au cœur d’un dossier explosif où se croisent scandale politique, rivalités de pouvoir et crise d’image pour le régime équato-guinéen.

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