Le double scrutin, qui devait initialement se tenir le 24 mai, a รฉtรฉ reportรฉ au 31 mai.
Les autoritรฉs guinรฉennes ont annoncรฉ, ร travers un dรฉcret prรฉsidentiel lu vendredi soir ร la tรฉlรฉvision publique, le report dโune semaine des รฉlections lรฉgislatives et locales. Initialement prรฉvues plus tรดt, ces รฉlections sont dรฉsormais fixรฉes au 31 mai, sans quโaucune justification officielle nโait รฉtรฉ fournie pour ce changement de calendrier.
Ce double scrutin est prรฉsentรฉ comme une รฉtape clรฉ dans le processus de retour ร lโordre constitutionnel engagรฉ par les autoritรฉs.
Un contexte politique particulier
ร la tรชte du pays, le gรฉnรฉral Mamadi Doumbouya, arrivรฉ au pouvoir ร la suite du coup dโรtat de septembre 2021, a รฉtรฉ รฉlu prรฉsident le 28 dรฉcembre dernier pour un mandat de sept ans, lors dโun scrutin sans vรฉritable opposition.
Cette รฉlection avait suscitรฉ des critiques, notamment en raison de sa promesse initiale de cรฉder le pouvoir ร des civils ร lโissue dโune transition.
Institutions remaniรฉes et climat tendu
Depuis leur prise de pouvoir, les autoritรฉs militaires ont profondรฉment restructurรฉ les institutions :
โข dissolution du Parlement,
โข mise en place du Conseil national de transition (CNT), qui fait office dโorgane lรฉgislatif,
โข suspension de plusieurs partis politiques.
Par ailleurs, les manifestations publiques sont interdites depuis 2022 et rรฉguliรจrement rรฉprimรฉes. Plusieurs figures de lโopposition et de la sociรฉtรฉ civile ont รฉtรฉ arrรชtรฉes, condamnรฉes ou contraintes ร lโexil.
Une transition toujours sous surveillance
Dans ce contexte, le report des รฉlections alimente les interrogations sur la sincรฉritรฉ et le calendrier rรฉel de la transition politique en Guinรฉe, alors que la communautรฉ nationale et internationale reste attentive ร lโรฉvolution de la situation.

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