Dès septembre, les pharmacies de France deviendront le point de distribution clé pour l’accès aux protections menstruelles réutilisables. Ce dispositif, intégré à la loi de financement de la Sécurité sociale, vise trois objectifs majeurs :
- Lutter contre la précarité qui touche près de 4 millions de femmes en France.
- Soutenir le pouvoir d’achat des étudiants et des jeunes actifs.
- Favoriser la transition écologique en encourageant l'abandon des protections jetables au profit de solutions durables.
Le remboursement cible spécifiquement deux catégories de bénéficiaires :
- Les jeunes de moins de 26 ans : sans condition de ressources.
- Les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (C2S) : quel que soit leur âge.
La mesure ne concerne que les protections dites "durables". Les tampons et serviettes jetables classiques sont exclus du dispositif. Les produits éligibles sont : les culottes menstruelles, les coupes menstruelles (cups), les serviettes hygiéniques lavables. Les produits référencés doivent répondre à des critères de qualité stricts (absence de substances toxiques, labels type Oeko-Tex).
Le montant de la prise en charge se décompose ainsi :
- pour les moins de 26 ans : L’assurance Maladie rembourse 60 % du prix d'achat. Les 40 % restants sont généralement couverts par les mutuelles (complémentaires santé).
- Pour les bénéficiaires de la C2S : La prise en charge est intégrale (100 %) avec une dispense d'avance de frais (tiers payant).
Pour obtenir le remboursement, l’achat doit impérativement être effectué en pharmacie. Contrairement à d'autres dispositifs de santé, aucune ordonnance médicale n'est requise. Il suffit de présenter sa carte Vitale à l'officine pour que le remboursement soit déclenché via la télétransmission.

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