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Pays-Bas : 12 soignants placés en quarantaine après une faille de protocole face au hantavirus

Actualité -  Pays-Bas : 12 soignants placés en quarantaine après une faille de protocole face au hantavirus
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Le Centre médical universitaire Radboud (Radboudumc) a annoncé la mise à l'isolement préventif de douze membres de son personnel. En cause : le non-respect des procédures de sécurité les plus strictes lors du traitement d'un patient infecté par une souche rare et dangereuse du hantavirus.

L'alerte a été donnée ce lundi 11 mai 2026 par la direction de l'hôpital de Nimègue. Douze soignants et techniciens de laboratoire devront observer une quarantaine stricte d'une durée de six semaines, correspondant à la période d'incubation maximale du virus.

L’incident s'est produit suite à l'admission d'un patient évacué du navire de croisière MV Hondius, actuellement au cœur d'une crise sanitaire internationale. Selon le communiqué de l'établissement, deux erreurs majeures de protocole ont été identifiées :

  • Le traitement du sang : Les échantillons prélevés à l'arrivée du patient ont été manipulés selon la procédure standard, alors que la dangerosité du virus exigeait un protocole de confinement renforcé
  •  L'élimination des urines :  Le samedi 9 mai, la direction a réalisé que les directives internationales les plus récentes concernant l'évacuation des déchets biologiques du patient n'avaient pas été appliquées.

 « Bien que le risque d'infection réelle soit jugé très faible, nous avons décidé de ne prendre aucun risque compte tenu de la gravité de ce virus », a déclaré  Bertine Lahuis, présidente du conseil d'administration du Radboudumc.

La souche en question, identifiée comme étant la souche Andes , est particulièrement redoutée par les autorités sanitaires car, contrairement à d'autres formes de hantavirus, elle présente des risques de transmission interhumaine. Le patient traité à Nimègue fait partie des passagers du MV Hondius, un navire qui déplore déjà plusieurs décès et une dizaine de cas confirmés.

L'hôpital a tenu à rassurer le public : aucun autre patient ou visiteur n'a été exposé. L'établissement reste opérationnel et prêt à accueillir d'éventuels nouveaux cas, tout en lançant une enquête interne approfondie pour comprendre l'origine de ce dysfonctionnement.

Parallèlement, d'autres passagers du navire ont été admis dans différents hôpitaux européens. Le Centre médical universitaire de Leyde (LUMC), qui traite également un patient infecté, a confirmé de son côté que tous ses protocoles avaient été scrupuleusement respectés, n'entraînant aucune mesure d'éviction pour son personnel.

Les douze employés de Nimègue bénéficieront d'un suivi médical étroit durant leur isolement. Cette affaire souligne la tension extrême qui pèse sur les systèmes de santé face à l'émergence de virus aux modes de transmission complexes.

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