Au Sénégal, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a affirmé l’existence d’un accord politique conclu avec Bassirou Diomaye Faye avant l’élection présidentielle de 2024. Cette déclaration, faite lors d’une rencontre avec la presse le 2 juin, relance les débats sur les engagements qui auraient uni les deux figures de l’alternance politique sénégalaise.
Selon Ousmane Sonko, cet accord, qu’il qualifie de « protocole de Cap Manuel », aurait été conclu alors qu’il était détenu en prison. Il explique avoir reçu Bassirou Diomaye Faye dans sa cellule à une période où un éventuel report de l’élection présidentielle était envisagé.
L’ancien Premier ministre affirme avoir rejeté cette hypothèse et réaffirmé son choix de soutenir Bassirou Diomaye Faye comme candidat de leur camp politique. Il soutient que les discussions ont également porté sur l’avenir politique du pays et sur l’échéance présidentielle de 2029.
D’après son récit, Bassirou Diomaye Faye lui aurait indiqué que son mandat serait consacré aux réformes les plus difficiles, laissant entendre qu’une autre étape politique pourrait s’ouvrir par la suite. Ousmane Sonko affirme également avoir souhaité formaliser cet engagement en présence de témoins, une proposition qui aurait été déclinée.
L’actuel président de l’Assemblée nationale assure que sa candidature éventuelle à la présidentielle de 2029 dépendrait du respect des engagements pris à l’époque. Il va jusqu’à affirmer que Bassirou Diomaye Faye lui aurait déclaré qu’il pourrait être son directeur de campagne lors de cette future échéance.
Ces révélations interviennent dans un contexte marqué par la détérioration des relations entre les deux hommes, autrefois alliés dans la conquête du pouvoir. Pour l’heure, aucune réaction officielle de la présidence sénégalaise n’a été enregistrée à la suite de ces déclarations.

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