Panier

  • Votre panier est vide
Info

À 48 heures du coup d'envoi du Mondial 2026, des manifestants bloquent l'accès au stade Azteca

Actualité - À 48 heures du coup d'envoi du Mondial 2026, des manifestants bloquent l'accès au stade Azteca
Email : 1131

Le climat social se tend à Mexico à l’approche du grand rendez-vous planétaire. Ce mardi 9 juin, à seulement deux jours de la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde de football 2026, des milliers de manifestants ont bloqué une avenue majeure menant au mythique stade Azteca. Les protestataires, issus du corps enseignant, réclament d'importantes augmentations salariales et l'abrogation d'une loi controversée sur les retraites.

La mobilisation a été lancée par la CNTE (Coordinadora Nacional de Trabajadores de la Educación), un groupe dissident du syndicat national de l'éducation engagé dans un mouvement de grève. Bien décidés à profiter de la vitrine médiatique internationale offerte par le Mondial, les enseignants ont pris pour cible les symboles de l'événement. Quelques jours plus tôt, des maillots de football avaient été brûlés et des statues thématiques renversées sur le Paseo de la Reforma, la grande artère de la capitale.

Mardi, l'objectif affiché des manifestants était d'atteindre l'enceinte sportive où doit se jouer le match d'ouverture opposant le Mexique à l'Afrique du Sud. c

« Le gouvernement a apporté certaines réponses, mais elles ne nous satisfont pas. La lutte continue », a déclaré à l'AFP Ángel Villalobos, l'un des enseignants mobilisés sur place.

Les revendications du mouvement portent principalement sur deux axes :

  • Une revalorisation salariale importante pour faire face au coût de la vie.
  • L'abrogation de la loi sur les retraites et les pensions (loi ISSSTE), afin de revenir à un système de retraite public solidaire, libéré des fonds de pension privés (Afores).

Face à la progression du cortège, les autorités mexicaines ont déployé un très fort dispositif policier pour sanctuariser les abords du stade Azteca. Des milliers d'agents anti-émeutes, appuyés par des barrières de béton et des remorques installées en travers de la chaussée, ont bloqué l'avancée de la marche.

Contraints de stopper à distance de l'infrastructure, les manifestants ont tenu un meeting politique en pleine rue pendant près de trois heures avant de se replier. Le secrétaire à la Sécurité de la capitale, Pablo Vázquez, a souligné que cette mobilisation s'était finalement « déroulée de manière pacifique ». Cependant, la trêve pourrait être de courte durée. Les grévistes, qui maintiennent un campement de tentes dans le centre historique de Mexico (le Zócalo), ont déjà lancé de nouveaux appels à manifester pour le jour du match d'ouverture.

Malgré la menace de nouvelles perturbations, la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a tenu à rassurer le public et les instances internationales lors de sa conférence de presse quotidienne. Elle a affirmé que la tenue de la cérémonie d'ouverture était « pleinement garantie» et a exclu toute répression violente.

La cheffe de l'État a toutefois fustigé la stratégie du syndicat dissident :

« Nous voyons cela comme une provocation, une manière de dire "regardez comme la situation est mauvaise au Mexique". On veut faire croire que le pays est en pleine ébullition sociale, mais ce n'est pas vrai. Au Mexique, il y a beaucoup de problèmes, mais nous les traitons. »

Alors que plus de 100 000 membres des forces de l'ordre (police, garde nationale, armée) sont progressivement déployés à travers le pays pour sécuriser la compétition organisée conjointement avec les États-Unis et le Canada, le gouvernement mexicain tente de désamorcer la crise par le dialogue en appelant les syndicats à revenir à la table des négociations.

Articles similaires

0 commentaire

Vous devez vous pour laisser un commentaire.