Moins d’un an après le renouvellement de son autorisation d’exploitation, Yango se retrouve à nouveau dans le viseur des autorités camerounaises. Le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, a annoncé des sanctions contre la plateforme de VTC, accusée de promouvoir le transport routier clandestin.
Dans un communiqué signé le 15 mai 2026, le ministère inflige à Yango une mise en demeure de deux mois afin qu’elle se conforme à la réglementation encadrant le transport urbain via les plateformes numériques. Une amende forfaitaire de 2,5 millions de FCFA lui a également été imposée.
Les autorités exigent notamment la suspension immédiate, sur la plateforme, de tous les véhicules ne disposant pas des documents réglementaires : licence de transport, assurance conforme, visite technique, permis valide ou certificat de capacité.
Par ailleurs, six véhicules partenaires ont été suspendus pour une durée de trois mois et leurs propriétaires condamnés à une amende individuelle de 500 000 FCFA.
Depuis son arrivée au Cameroun en 2021, Yango connaît des relations tendues avec le régulateur. Déjà suspendue en 2023 pour non-respect de la législation sur le transport routier, la plateforme avait ensuite obtenu une licence temporaire renouvelable avant de reprendre ses activités à Douala et Yaoundé.
Avec cette nouvelle mise en garde, le gouvernement camerounais rappelle sa volonté de renforcer le contrôle du secteur des transports numériques et de lutter contre les activités jugées irrégulières.

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