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Affaire Jacques Bertrand Mang : Charles Armel Mbatchou dénonce une « culture de l’abandon » au Cameroun

Actualité - Affaire Jacques Bertrand Mang : Charles Armel Mbatchou dénonce une « culture de l’abandon » au Cameroun
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Dans une tribune, le journaliste et analyste politique Charles Armel Mbatchou estime que l’affaire de Jacques Bertrand Mang dépasse le cas d’un individu pour révéler les contradictions de la société camerounaise. Selon lui, le traitement réservé à celui qui était présenté comme une voix courageuse illustre une tendance à soutenir publiquement les figures contestataires avant de les laisser seules lorsqu’elles font face aux conséquences de leurs engagements. 

Pour l’auteur, l’enthousiasme suscité par les prises de position de Jacques Bertrand Mang sur les réseaux sociaux s’est rapidement dissipé lorsque les difficultés sont apparues. « Les applaudissements se sont tus. Le silence a remplacé la solidarité », écrit-il, dénonçant une mobilisation qu’il juge souvent limitée aux réactions en ligne.

Charles Armel Mbatchou estime que cette attitude affaiblit les combats citoyens et favorise un climat de peur. Selon lui, une société qui abandonne systématiquement ceux qui prennent des risques pour défendre leurs convictions envoie un signal décourageant aux futurs lanceurs d’alerte, journalistes, militants ou intellectuels. 

L’auteur regrette également ce qu’il qualifie de « culture du buzz », où les indignations seraient éphémères et rapidement remplacées par de nouveaux sujets d’actualité, sans engagement durable en faveur des personnes concernées.

Élargissant sa réflexion, il cite également le cas d’André Blaise Essama, autre figure connue de la contestation au Cameroun, pour illustrer ce qu’il considère comme une tendance récurrente à oublier ceux qui ont porté des causes publiques.

En conclusion, Charles Armel Mbatchou interpelle les Camerounais sur leur responsabilité collective. Il les invite à dépasser les simples soutiens virtuels pour construire une solidarité durable envers les personnes qui assument publiquement leurs convictions.

Cette analyse engage uniquement son auteur et reflète son opinion sur l’affaire et sur la société camerounaise.


 

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