Les autorités burkinabè ont infligé une amende de 50 millions de FCFA à Canal+ International pour non-respect de ses engagements relatifs à la diffusion des chaînes publiques nationales. La décision a été prise par le Conseil supérieur de la communication (CSC), qui reproche à l’opérateur de ne pas avoir assuré un accès gratuit et permanent aux chaînes de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB) pour l’ensemble de ses abonnés.
Au centre du différend se trouve une convention liant Canal+ au régulateur burkinabè. Celle-ci prévoit que les chaînes publiques nationales doivent rester accessibles, même lorsque l’abonnement d’un client arrive à échéance, afin de garantir un accès continu à l’information d’intérêt public.
Selon le CSC, malgré plusieurs rappels, une mise en demeure et un délai supplémentaire accordé pour effectuer les ajustements nécessaires, l’opérateur n’aurait pas respecté pleinement cette obligation. Le régulateur estime notamment que certains abonnés devaient encore accomplir des démarches spécifiques pour accéder aux chaînes nationales, une situation jugée contraire au principe de diffusion libre et permanente prévu par la convention.
Toutefois, les autorités laissent encore la possibilité à Canal+ de se conformer aux exigences réglementaires. L’entreprise dispose d’un délai de trente jours pour régulariser sa situation, sous peine de s’exposer à des mesures plus sévères.
Cette sanction s’inscrit dans une politique plus large visant à renforcer l’accès des populations à l’information publique. Pour les autorités de Ouagadougou, les chaînes nationales jouent un rôle stratégique dans la diffusion de l’information et doivent demeurer accessibles à tous, indépendamment de la souscription ou non à un service de télévision payante.
Au-delà du cas de Canal+, cette décision reflète la volonté du Burkina Faso de considérer l’accès aux médias publics comme un service d’intérêt général et un droit essentiel pour les citoyens.

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