L’affaire qui implique Christian Nègre, un ancien haut fonctionnaire français ayant exercé comme directeur des ressources humaines au ministère de la culture continue de faire un tolé en France.
Le point de départ de cette affaire remonte à 2018, lorsqu’une femme porte plainte après avoir surpris Christian Nègre en train de la photographier de manière indiscrète lors d’un entretien professionnel. Cette plainte a permis d’ouvrir une enquête qui conduit à découvrir des archives de près de 181 femmes que Christian Nègre droguait lors des différents entretiens par des produits diurétiques afin de les contraintes à uriner en sa présence pour les humilier.
Depuis 2019, il a été mis en examen et est visé de plusieurs chefs d’accusation dont « l’administration de substances nuisibles » ou encore « atteinte à l’intimité ». L’enquête a recensé près de 250 femmes qui auraient été victimes de ces agissements présumés. Parmi elles, au moins 180 se sont constituées parties civiles. Le parquet de Paris a récemment lancé un appel pour que toutes les victimes potentielles qui ne se sont pas encore manifestées le fassent « au plus vite » auprès des enquêteurs, afin de compléter l’instruction avant la fin de l’année 2026. Les victimes expriment toutefois leur frustration face à la lenteur de la procédure et attendent toujours une audience. En attendant le procès, certaines victimes ont pu obtenir gain de cause devant le tribunal administratif et ont pu être indemnisées.

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