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Sérail : le ministre de l’Enseignement secondaire recadre le ministre de la Jeunesse

Actualité - Sérail : le ministre de l’Enseignement secondaire recadre le ministre de la Jeunesse
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Nous sommes le 12 février 2026, au lendemain de la célébration des 60 ans de l’institutionnalisation de la Fête de la Jeunesse en 1966, année marquée également par le retour au parti unifié. Cette édition aura été particulière, notamment dans la région du Centre où, selon l’analyste et journaliste Pierre Nka, le calme a prévalu à la suite de l’interdiction ferme des kermesses dans les établissements secondaires.

 

Ancien président de la coopérative scolaire du Lycée Général Leclerc, Pierre Nka dénonce une décision administrative qu’il estime discutable dans sa forme. Selon lui, les dérives souvent observées lors des kermesses auraient pu être corrigées autrement, notamment par un meilleur encadrement relevant des missions du ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique (Minjec). Il soutient qu’en interdisant ces activités sur instruction du Minesec, celui-ci empiéterait indirectement sur les prérogatives du Minjec.

 

Les kermesses scolaires, rappelle-t-il, relèvent techniquement des Activités post et périscolaires (APPS), encadrées par les conseillers de jeunesse et d’animation formés à l’INJS ou dans les CENAJES. Si des dérives existent, cela traduirait selon lui des failles dans l’encadrement, mais non une raison suffisante pour supprimer ces espaces d’expression et de socialisation.


Plus largement, l’analyste estime que le civisme s’est affaibli au fil des années, malgré l’existence d’un ministère dédié. Il met en garde contre une évolution du Minjec vers une administration davantage politisée que technique, au détriment de sa mission première de formation citoyenne. Il critique également le choix du thème de cette édition, qu’il juge plus politicien qu’ancré dans une véritable politique publique.

 

Pierre Nka appelle ainsi à une réflexion sur le profil du ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique. Selon lui, cette fonction devrait être confiée prioritairement à des spécialistes des sciences sociales — science politique, philosophie, sociologie ou anthropologie — capables d’agir comme 

« ingénieurs des valeurs immatérielles ».

Tout en reconnaissant les défis actuels, il plaide pour un encadrement renouvelé des kermesses plutôt que leur interdiction, les considérant comme un reflet de la société. Il invite le Minjec à investir davantage le champ de la création culturelle et numérique afin de promouvoir les valeurs civiques auprès de la jeunesse. À ses yeux, seule une réorientation stratégique permettra de faire des célébrations de la jeunesse un véritable levier de construction d’une société plus vertueuse.


 

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