Bad Bunny artiste portoricain internationalement connu défie Donald Trump lors du Super Bowl en célébrant l’Amérique en espagnol.
C’est la première fois en 60 ans que la prestation principale du spectacle se déroule entièrement dans une autre langue que l’anglais. Le seul moment où on a entendu l’anglais est lors du court passage de la chanteuse Lady Gaga.
Le Super Bowl est l’un des événements sportifs les plus suivis au monde et Bad Bunny est actuellement l’artiste le plus écouté au monde. Il a été nommé meilleur album de l’année aux Grammy Awards. Il a toujours revendiqué être contre la politique de Donald Trump et particulièrement celle migratoire.
Le choix d’effectuer son spectacle entièrement en espagnol est un un acte de résistance à la politique migratoire de Donald Trump. Tout au long de son show il a envoyé des messages politiques par d’innombrables symboles et salué les immigrés latinos.
Le décors caribéen, le champs de canne à sucre, les bananiers, les danseurs et figurants de couleurs, une mise en scène sur les coupures d’électricité à Portorico… sont autant de symboles pour ne citer que ceux-ci, envoyés par le chanteur. Bad Bunny veut faire comprendre que l’Amérique est composée d’une multitude de nationalité et qu’il ne faut pas oublier l’histoire. Il rappelle en fond de son spectacle que « la seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour » ou encore « ensemble, nous sommes l’Amérique ».
Le choix d’un artiste ouvertement opposé à Donald Trump pour célébrer l’Amérique au Super Bowl, n’a pas plu à ce dernier et à ses partisans. Trump a dénoncé et boycotté le spectacle. Selon lui, c’est un affront à la grandeur de l’Amérique. Il a décidé d’organiser un contre-concert nommé le « All american half-Time show » avec des artistes 100% américain. Spectacle qui a été diffusé sur des chaînes conservatrices et sur YouTube avec 3 millions de téléspectateurs. À contrario, Bad Bunny a délivré sa prestation au Super Bowl devant minimum 100 millions de téléspectateurs.

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