Selon plusieurs sources concordantes, le président national du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), Issa Tchiroma Bakary, aurait bénéficié d’un soutien déterminant d’agents de la NIA dans sa fuite hors du Cameroun, après être arrivé officiellement deuxième à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.
Aujourd’hui installé en exil en Gambie, l’ancien ministre de la Communication n’a pas emprunté un chemin sans embûches.
D’après le journaliste Mohamadou Houmfa, correspondant camerounais de La Voix de l’Amérique, Issa Tchiroma aurait été pris en charge par des agents de la NIA dès son passage au Nigeria, certains intégrant même son dispositif de sécurité rapprochée.
Depuis son arrivée à Banjul, capitale politique de la Gambie, des généraux nigérians se seraient succédé pour lui rendre visite, tandis que sa sécurité quotidienne serait désormais assurée par la Garde républicaine gambienne.
Toujours selon Houmfa, Issa Tchiroma Bakary est devenu un invité régulier de la présidence gambienne, partageant à plusieurs reprises des dîners avec le chef de l’État, Adama Barrow. Autour de lui se serait progressivement constitué un réseau de soutiens ouest-africains, notamment grâce à l’influence de l’ancien président sénégalais Macky Sall et de l’organisation internationale pro-Peul Tabital Pulaaku. Parmi ces appuis emblématiques figure également l’homme politique guinéen Cellou Dalein Diallo.
L’affaire dépasse même le cadre régional. Le journaliste affirme que le président français Emmanuel Macron suit de près la situation du leader du FSNC. En marge du sommet du G20 en Afrique du Sud, Macron aurait abordé le sujet avec Kashim Shettima, vice-président du Nigeria représentant Bola Tinubu. Selon les informations recueillies, il aurait demandé expressément qu’aucun membre de la famille de Tchiroma, réfugié au Nigeria, ne soit renvoyé au Cameroun.

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