Au Cameroun, les élections législatives et municipales sont annoncées pour 2026. Selon les informations récentes, certains responsables du parti au pouvoir militent en faveur d’un nouveau report du scrutin.
Déjà repoussées une première fois en 2025, ces élections devraient en principe se tenir cette année. Toutefois, alors que la classe politique attend la convocation du corps électoral, des discussions internes au sein du parti au pouvoir portent sur l’éventualité d’un nouveau décalage du calendrier.
Interrogé par RFI, un haut responsable du parti, proche de Jean Nkuete, secrétaire général du Comité central, a apporté des éclaircissements : « Plusieurs cadres à des niveaux élevés du parti sont clairement favorables à un report des élections législatives et municipales. Cela nous permettrait de mieux nous organiser en vue de ces échéances », a-t-il confié.
D’après ces responsables, le score de Paul Biya — réélu avec 53,66 % des voix face à Issa Tchiroma Bakary — suscite des inquiétudes quant à l’issue des prochaines élections si leur préparation n’est pas optimale. « Le RDPC doit relever plusieurs défis : reconquérir certains bastions urbains comme Yaoundé, séduire davantage les jeunes, notamment en milieu urbain, et regagner du terrain dans le Grand Nord », explique Patrick Rifoe, communicant du parti.
Les mandats des députés et des conseillers municipaux élus en 2020 arrivaient à échéance en 2025. Ils ont toutefois été prolongés en 2024 par voie législative et réglementaire : du 10 mars 2025 au 30 mars 2026 pour les députés, et du 25 février 2025 au 31 mai 2026 pour les conseillers municipaux. Tandis que le PCRN se prépare activement pour ces échéances, le MRC reste silencieux et n’a pas encore annoncé sa position. De son côté, l’opposant Issa Tchiroma Bakary appelle au boycott du scrutin.

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