De la Côte d’Ivoire au Congo, en passant par son pays d’origine, le Cameroun, de nombreux leaders d’opinion africains pleurent la disparition soudaine d’un géant de l’audiovisuel.
Le monde médiatique panafricain est en deuil depuis l’annonce, ce lundi 16 février 2026, du décès brutal de Constantin Ekani Mebenga, plus connu sous le pseudonyme de Consty Eka. Selon plusieurs sources, celui que l’on surnommait « le roi de la Télé » aurait été foudroyé par un problème respiratoire dans son appartement en Côte d’Ivoire, mettant fin à une carrière exceptionnelle qui aura duré plus de trente ans.
Alors que les hommages affluent de tout le continent, l’heure est au recueillement pour saluer la mémoire de ce bâtisseur de l’audiovisuel et parrain incontesté du showbiz africain, souligne le journaliste camerounais Prince Aristide Ngueukam. Pour ce directeur de publication, Consty « a marqué l’univers de la communication par son charisme, son sens inné de l’innovation et son dévouement total à la promotion de l’excellence africaine ».
Le chanteur congolais Koffi Olomide exprime sa peine face à la perte d’un ami fidèle : « Mon ami, mon frère, Consty Eka… Tu n’étais pas seulement un grand homme des médias, mais aussi une âme généreuse et un cœur sincère. Derrière le micro se cachait un ami attentif, toujours prêt à tendre la main. Ta voix nous guidait, ton sourire nous réconfortait. Tu pars trop tôt, laissant une immense douleur, mais aussi la richesse de tout ce que tu nous as donné. Repose en paix, Consty. Tu resteras à jamais dans nos cœurs. Merci pour tout. »
Pour l’artiste ivoirien Meiway, Consty était un roi, notamment grâce aux Africar Music Awards (AMA) : « Consty Eka, quoi qu’il en soit, pour la musique et la télévision, tu as été un roi. Avec les AMA, tu as marqué la mémoire collective musicale. Ton nom restera à jamais gravé dans nos cœurs. Merci pour toutes les récompenses d’artistes que tu as inspirées. Ta lumière s’éteint, mais ton œuvre demeure éternelle. »
Journaliste et universitaire, Vincent Sosthène Fouda rappelle que Consty « portait l’héritage sans jamais s’en vanter. Parti d’un village où les homonymes se multipliaient comme des bénédictions, il traversait Paris avec la même aisance qu’on traverse une cour de récréation ».
De son côté, Martin Camus Mimb souligne le vide laissé par Consty dans le paysage audiovisuel africain : « Le trône reste vacant… Depuis “Noël en couleurs” sur la CTV à la fin des années 80, il est devenu le modèle de tous les animateurs au Cameroun et à travers l’Afrique. Il était le miroir auquel chacun se mesurait pour reproduire ses talents. C’était le baromètre : le succès d’une chanson congolaise, camerounaise ou ivoirienne passait par la mélodie de son nom, Consty Eka… Il est parti trop tôt, dans un monde encore en retard. »

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